Extermination et le génocide des Serbes en Croatie

Posted on February 5, 2015 by

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Ln des états les plus sanglantes pendant la Seconde Guerre mondiale était l’Etat indépendant de Croatie:

“Proclamation de l’indépendance de l’État croate le 10 avril 1941… Au bout de peu de temps, le pays ne fut plus, grâce aux oustachis, qu’un sanglant chaos… La haine mortelle des nouveaux maîtres se dirigea contre les juifs et contre les Serbes qui furent mis, pour ainsi dire, officiellement hors la loi. Le plus violent mangeur de juifs fut le secrétaire d’État Eugen Kvaternik-Dido… ” – Le Front secret par Walter Hagen, éd. Les Îles d’Or, Paris, 1950 p. 168-176
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“Lors de sa première conférence de presse, Mile Budak, ministre de l’Éducation nationale, interviewé par un journaliste au sujet des mesures éventuelles que le gouvernement oustachi se proposait de prendre contre les minorités serbes, déclara à une question qui lui était posée: “Pour eux nous avons trois millions de cartouches”. Le même Budak ajouta dans un banquet en la ville de Gospic: “Nous tuerons une partie des Serbes, nous en déporterons une autre, et la troisième sera forcée d’embrasser la religion catholique romaine… Le Dr Mirko Puk, ministre de la Justice, dans une réunion politique, en la ville de Krizevei, s’écriait, le 5 juillet 1941: “Nous ne pouvons pas permettre aux Serbes de vivre en Croatie. Il y a Dieu et un peuple, et c’est le peuple croate”. – L’Ordre de Paris, 8 février 1947

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Pavelic et Hitler, 1943. 
“Dès les premiers jours de mai 1941, le commandant de Banja Luka, un certain Viktor Gutitch, entreprit un voyage à travers toute la Bosnie occidentale. Arrivé dans la ville de Sanski-Most, il s’empressa de faire connaître son programme: “Les grandes routes, déclara-t-il, auront le désir de voir passer des Serbes, mais il n’y aura plus de Serbes. J’ai donné, en effet, des ordres sévères pour leur extermination complète. Je vous autorise à les exterminer partout où vous les rencontrerez et la bénédiction vous sera accordée pour cette action… C’est ainsi que je veux servir la volonté de Dieu et celle de notre peuple croate”. – Assassins au nom de Dieu par Hervé Laurière, éd. de la Vigie, Paris, p. 48

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“Dès l’été 1941, ces atrocités prirent une ampleur inouïe. Des villages entiers, comme par exemple Voynitch, voire des contrées entières, furent systématiquement exterminés… Comme la vieille tradition voulait que la Croatie et la foi catholique d’une part, la Serbie et la confession orthodoxe d’autre part, fussent synonymes, on commença à obliger les orthodoxes à entrer dans l’Église catholique. Ces conversionsobligatoires constituaient justement l’achèvement même de la “croatisation”. – Le Front secret par Walter Hagen, éd. Les Îles d’Or, Paris, 1950 p. 198-199

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“Une véritable guerre de religion devint le prétexte de massacres, d’un génocide dont on ne trouve aucun exemple dans l’Histoire. Abjurer au profit du catholicisme croate, renier la terre et les croyances de ses ancêtres, se convertir par force ou mourir – et trop souvent être supplicié après être devenu un renégat – tel fut le lot de plusieurs centaines de milliers d’habitants serbes de la Croatie, entre 1941 et 1945.

http://youtu.be/Rw6A034Yfxo

“En juin 1941, plus de cent mille hommes, femmes et enfants serbes furent tués en quelques jours, torturés et massacrés dans leurs maisons, sur les routes, dans les champs, les prisons, les écoles et même au sein de leurs églises orthodoxes…

“Voici deux témoignages sur ces atrocités. Le premier est la confession d’un de leurs auteurs, l’oustachi Hilmia Berberovitch… Il donna à la police de Belgrade la description suivante du massacre auquel il participa dans l’église orthodoxe serbe de Glina: “Dans la ville de Glina, nous avons arrêté et mis en prison de nombreux Serbes. Par petits groupes, nous les avons transférés de la prison dans l’église. Notre chef nous munit de haches et de couteaux et ensuite on commença le travail. Quelques-uns furent tués d’un coup au cœur. D’autres furent égorgés et d’autres encore coupés en morceaux à coups de hache. Non seulement l’église fut transformée en boucherie, mais c’était un enfer de cris et de gémissements… ”

“Et voici le deuxième témoignage. C’était celui d’un survivant Jednak Ljuban. Il nous a fait le récit des heures mortelles qu’il a vécues dans la tragique église de Glina: “Les oustachis ont rassemblé quelques centaines de paysans de mon village et de ses environs et nous ont transportés à Topusko. Les oustachis nous expliquèrent que notre présence dans l’Église avait pour but de nous faire assister à un “Te Deum” chanté pour la longévité du Poglavnik et celle de “l’État indépendant de Croatie”… Mais à l’intérieur de l’église, tout semblait être préparé pour la messe. Nous entendîmes un camion s’arrêter devant l’Église et un groupe nombreux d’oustachis ne tarda pas à entrer, armés de haches et de couteaux. Derrière eux, ils fermèrent la porte. Un oustachi prit alors la parole pour demander aux Serbes s’ils possédaient sur eux leur certificat de conversion à la religion catholique. Les deux seuls qui purent l’exhiber furent immédiatement relâchés… Les oustachis commencèrent à massacrer notre groupe dans l’église. Les cris de douleurs et les sanglots d’effroi retentissaient de toutes parts. Je perdis conscience… et puis il me sembla soudain que le silence régnait dans l’église et je sentais clignoter la lumière des cierges qui brillaient encore sur l’autel de l’église profanée… ”

“À Kladusa, ils emmenèrent des familles serbes tout entières dans les boucheries. Là, ils les abattirent comme du bétail et, avant même qu’ils eussent expiré, ils pendirent aux crochets à viande tout d’abord les petits enfants. Les femmes vinrent ensuite et les hommes furent accrochés les derniers… dans les villages entre Vlasenika et Kladanj, nous découvrîmes des bébés empalés sur des lattes pointues d’un enclos, leurs petits membres tordus de douleur, tout comme des pattes d’insectes piqués sur les épingles. Les rites les plus féroces des tribus cannibales n’ont jamais connu rien de semblable… » – Assassins au nom de Dieu par Hervé Laurière, éd. de la Vigie, Paris p. 54-58, 61

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